Bientôt, ils seront les compagnons efficaces de personnes en fauteuil roulant. Formés dans un centre d'éducation Handi'chiens, ces labradors et golden retrievers passent «des week-ends câlins » dans des familles de week end de la région.
« Pas d'objets lancés et on ne les fait pas travailler, c'est le week-end !», les formateurs du centre d'éducation canine donnent les consignes aux familles de week end qui vont accueillir à leur domicile un de leurs élèves, futur « handichien ». Les chiens, eux, se prélassent sur la moquette en attendant ce «week-end câlin ».
Le fabricant d'aliments pour animaux de compagnie, est partenaire d'Handi'Chiens qui forme soixante-dix chiens d'assistance par an. Une collaboration qui remonte à 1989 et à la création de l'association sous le nom d'ANECAH (pour Association nationale d'éducation de chiens d'assistance pour handicapés). Depuis un an, les liens se sont renforcés avec la venue régulière des élèves du quatrième centre de formation de l'association ouvert en avril 2004. Des familles de week end volontaires ont ainsi la possibilité de contribuer à l'éducation des dix-huit pensionnaires de ce centre en élargissant le cercle de la trentaine de foyers qui chaque week-end les accueillent. Du lundi au vendredi, la formation est intensive avec l'apprentissage de cinquante-deux commandes du classique assis-couché à l'ouverture de portes, l'aboiement sur commande ou l'aide à la traction d'un fauteuil roulant. Mais le week-end est un temps de repos, passé loin du chenil.
« Une fête » que l'arrivée de cette troupe de labradors et golden retrievers aux allures de peluches. Fin novembre, la direction de l'entreprise en a profité pour remettre au responsable du centre 8.000 euros, collectés grâce à la participation de deux salariés à un challenge cycliste.
Pour accueillir un futur chien d'assistance, aucune condition particulière n'est requise. Célibataire ou famille nombreuse, appartement ou maison, ville ou campagne: l'idée est qu'avant d'être remis à un handicapé, le chien soit confronté à toutes les situations. « Mon fils a émis le souhait de s'occuper d'un animal. Nous avons perdu notre chien, il y a un an. Nous voulons voir son comportement », explique sa mère, venue avec son fils de 6 ans, chercher pour la première fois un des toutous.
Une autre personne « en prend chaque fois que c'est possible ». « Ces chiens sont adorables, câlins et très bien éduqués, détaille-t-elle, la chienne couchée à ses pieds. Il n'y a aucune contrainte, sauf de respecter les règles de leur éducation. C'est un déchirement de les rendre le lundi matin. Mais on sait que c'est pour la bonne cause et on n'a pas le droit d'être égoïste ! » Une autre forme de don.
REPERES
> Quatre centres Handi'Chiens, dont le siège est basé à Paris, gère des centres d'éducation canine à Marcy-l'Étoile près de Lyon (Rhône), à Alençon (Orne), à Quintin-Saint-Brandan en Bretagne et à Vineuil. Elle emploie 26 salariés et a un budget de 1,5M euros financés grâce à diverses subventions d'institutions ou d'entreprises et des dons privés. Masterfoods, qui est l'un de ses plus importants partenaires, apporte une dotation en produits, une aide financière et un soutien technique en terme de communication.
> Si vous souhaitez avoir un chien ou être famille d'accueil (pendant seize mois ou un week-end), adressez-vous à un centre d'éducation ou à une délégation. Site Internet : www.handichiens.org
© http://www.album-des-chiens.com/
note: le principe de familles de week end ne se pratique que dans deux des quatres centres d'éducation Handi'chiens: celui d'Alençon et celui de Vineuil.

